samedi 11 août 2012

Le Complot Contre L'Amérique, de Philip Roth




En 1940, poussé notamment par le slogan "Lindbergh ou la guerre", les américains choisissent comme président le célèbre aviateur. Celui signe aussitôt un pacte de non agression avec les puissances de l'Axe, au grand dam de la population juive des états-unis. Tout ceci est raconté par les Philippe Roth, jeune garçon grandissant dans un quartier juif du New Jersey. Il observe, sans forcément tout comprendre, les réactions de ses parents, de sa famille, des ses amis, devant l'antisémitisme croissant, les mesures discriminatoires, les émeutes..

Il s'agit donc d'une uchronie. Plus exactement, il s'agit d'un roman "classique", avec une uchronie dedans. On suit a moitié les aventures du jeune Philippe, et à moitié l'évolution uchronique. Cependant, le mélange est assez indigeste, pour moi en tout cas. Je n'ai pas retrouvé le frisson du Fatherland de Robert Harris par exemple. La fin est trés rapide, un peu trop, comme si l'auteur avait eu hâte de terminer.
Après, c'est bien écrit, c'est juste sans doute qu'a titre de lecteur, je côté science-fiction est un peu trop faible qualitativement, et que je voulais plus qu'un roman classique dans cet ouvrage.

vendredi 10 août 2012

Les nains, par Markus Heitz




Tungdil, un jeune nain de soixante printemps n'ayant jamais vécu avec son peuple, est envoyé par son père adoptif, le Mage Lot-Ionan, en mission pour livrer de mystérieux artefacts.
Mais la mort rôde sur le Pays Sûr, depuis qu'un des 5 clans des nains qui en protégeaient les barrières montagneuses a été laminée par les forces de du Mal.  Tungdil va devoir devenir un héros...

Dans sa préface, l'auteur écrit qu'il a voulu placer les Nains en première ligne de son récit, au premier plan. Ce sont donc ces nains, plutôt classiques (n'aiment pas les elfes, vivent sous terre, etc..) qui sont les héros du livre. A travers le voyage initiatique de Tungdil, on découvre leur riche histoire, et celle de leur monde.
Quelque part, c'est très tolkienien : le héros explore le monde pour la première fois de sa vie, est envoyé en mission (en quête) par une autorité supérieure (mais ici, le Grand Roi des Nains, pas un seigneur demie elfe), et rassemble une compagnie hétéroclite. Différence sans aucun doute en lien avec les thématiques Naines, si la quête tourne autour d'un objet, celui ne doit pas détruit, mais créé avant d'être utilisé (en profitant des talents innés des nains). Le parallèle se retrouve aussi dans la structure du récit,ou les aventures du Quêteur sont entrecoupées par "et pendant ce temps, il se passe ça à côté", passages qui sont cependant un peu trop décousus.
Au final, ce fut une lecture plaisante, assez prenante, mais qui en même temps ne me laissera pas un souvenir impérissable, principalement à cause de certaines faiblesses de style et de scénarios. Je lirai quand même les suivants à l'occasion, vu que ces faiblesses peuvent être corrigées par l'expérience grandissante de l'auteur.

Une petite citation pour finir :
"Nous n'abandonnerons jamais ! cria-t-il à l'adresses des montres.(Puis, il entrechoqua les dos de ses couperets de façon que les tintements se répandent dans toute la fonderie.) Vous entendez ce son, répugnantes créatures ?! Je sonne votre glas !"





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lundi 9 juillet 2012

Forteresse, par George Panchard




Dans un futur assez proche, aux évolutions sociologiques plus ou moins plausibles(aprés une guerre civile, l'Europe a chassé tout les musulmans, la moitié des USA est une dictature religieuse), Adrian Clayborneest chargé d'assurer la protection du président de la méga-corporation Haviland, l'uns des hommes les plus riches et plus puissants de la planète.
Tout ce qu'il sait, c'est que l'opération commandité par les Etats bibliques américains a pour nom de code Ghost. Justement, un systéme d'intrusion hyper furtif viendrait d'être dérobé dans un laboratoir suédois..
C est un roman assez complexe, sans être difficile à lire, grâce à un style limpide. L'auteur nous présente plein de personnages, sur de courts chapitres, les dates et les époques s’enchevêtrent, et la fin est.. surprenante, bien qu'en fait annoncée. Mais en dire plus serait dommage..

jeudi 7 juin 2012

Ray Bradbury est mort

Ray Bradbury est mort ce matin.

On le connait surtout pour Chroniques martiennes et Chroniques martiennes mais son oeuvre est beaucoup plus compléte.
J'ai notamment beaucoup d'affection pour La foire des ténèbres (dont le titre anglais est beaucoup plus évocateur : Something Wicked This Way Comes (je découvre que c'est du Shakespeare, ceci explique cela), plein de mélancolie, de poésie, et d'effroi, et ses recueils de nouvelles comme Les pommes d'or du soleil ou A l'ouest d'octobre, pour citer les moins connus (me semble-t-il).

 Bradbury était un merveilleux écrivain, avec un style très évocateur, poétique et recherché, mais qui n'oubliait pas de raconter de belles histoires. Vraiment, il faut le lire, même (surtout ?) si on n'aime pas la SF. Un grand auteur nous a quitté, il fait plus froid d'un coup....

dimanche 3 juin 2012

Low Town, par Daniel Polansky





Warden est un dealer dans les vieux quartiers de Rigus. Il passe ses journées à faire son trafic, et protéger son gagne-pain.
Lorsque le corps atrocement mutilée d'une enfant est trouvé sur son domaine, il est obligé, bien malgré lui, de trouver le coupable. En effet avant, il faisait partie de la Maison Noire, la police secrète de l'Empire, et il y a des passés dont on ne sépare pas...
C'est écrit de façon nerveuse, dans un univers plus médiéval que fantasy, même si la magie est présente. Les ruelles sont étroites, humides, les hommes ( et les femmes) indignes de confiance, et le héros du livre vend de la drogue, et ne répugne pas à la violence. Les personnages se découvrent de façon indirecte, l'intrigue est tortueuse.

Au final, même si la fin ne m'a pas surprise (j'avais deviné le coupable ! :) , une bonne lecture. Du Glenn Cook en plus sombre.

jeudi 10 mai 2012

Griots Célestes par Pierre Bordage



Ce livre nous fait suivre un jeune griot céleste, une sorte de troubadour du futur, membre d'une organisation quasi-informelle qui à l'aide d'une force peu comprise est capable de voyager de planètes en planètes pour transmettre des informations nouvelles et rappeler les traditions et coutumes de l'Humanité, qui depuis les grandes guerres a perdu toute capacité de voyage spatiale. Mais quelqu'un, ou quelque chose cherche à éliminer ces ménestrels.
J'aime beaucoup Bordage, habituellement. On retrouve ici son art de la description, ses personnages attachants, et un patchwork de mondes très différents.
Mais en même temps, il y a une certaine grandiloquence mystique dans certains passages qui ne m'a pas accroché. Au final, je me demande si ça ne me rappelle pas ce que je trouvais déplaisant déjà dans la SF française des années 70 (enfin, telle que -moi- je la conçois..), un passage ou l'histoire devient moins importante que la façon de la raconter, ou que le message à faire passer derrière. Après, c'est aussi assez thématique, vu que cela raconte l'histoire de raconteurs d'histoires...
Au final, ça reste du Bordage, mais je l 'ai trouvé un peu en dessous de mes attentes initiales.

mardi 1 mai 2012

Cauldron, par Jack McDevitt



En 2255, l'humanité s'est totalement détournée des étoiles, trop de choses à faire sur la terre, pas assez de retour de l'espace. Seule une fondation privée tente de conserver une poignée de vaisseaux d'exploration, notamment en utilisant certaines figures "historiques"(et c'est la qu'on retrouve Hutch) pour organiser des gala - levée de fonds.
Mais un scientifique affirme avoir trouver un moyen d'augmenter par 10 la vitesse des voyages spatiaux, ce qui permettrait notamment d'aller explorer le Chaudron, la zone dense de notre galaxie d'ou viendrait les nuages Omega...
Dernier volume des aventures de Priscilla "Hutch" Hutchinson, ce livre rejoint les premiers de la série, en faisant une part belle à l’archéologie spatiale. Et puis, à la fin, la résolution du mystère principal de l'univers de l'Académie.
Bien sur, la résolution finale est forcément plus ou moins décevante (mais peut-on résoudre correctement ce genre de mystère ? Je te regarde, Lost), mais somme toute, c'est une excellente conclusion à une bonne série.