vendredi 26 octobre 2012

Chasseuse de vampires par Colleen Gleason



Un roman victorien avec des méchants vampire, et une jeune ingénue en chasseresse de vampire débutante.
Première déception : pas de steampunk. J'ai beaucoup de mal avec le victorien s'il n'y a pas de petites touches steampunk (ou des zombies : cf Pride Prejudice and Zombies).

On retrouve dans ce roman un certain nombre d'éléments classiques de l`ère victorienne : la relation de l’héroïne avec un Mr Darcy insupportable et séduisant, le mentor exotique, l'importance du mariage...
Il y a un peu d'humour, un peu de tension érotique (parfois très explicite), quelques bonnes idées narratives : notamment un coeur shakesperien de trois femmes de la bonne/haute société dont les préoccupations contrastent agréablement avec le coeur de l'intrigue.
Après, quand je pose un livre et le redécouvre une semaine après en me demandant si je l'ai fini ou pas.. ce n'est pas bon signe.
J'ai quand même voulu lire la suite, et je me suis arrêté au milieu du second volume, le trouvant trop mou, trop lent, trop plat, les antagonistes sans intérêts...
Peut-être que si j'avais été plus sensible aux passages romantiques des livres, j'y aurai trouvé mon intérêt ? En tout cas, pour la chasse aux vampires victoriens, je vais en rester a Barbara Hambly et son Sang d'immortalité ..

mercredi 24 octobre 2012

Capture, par Kelley Armstrong



Suite des aventures d'Elena, la louve-garou. Ce coup-ci, elle est faite prisonnière par un milliardaire adepte de chasse exotique et ses acolytes savants (plus ou moins) fous, qui se sont constitués un petit zoo de créatures surnaturelles.
Bien entendu, la prison souterraine ne convient pas du tout à sa nature lycanthropique, sa meute (et son compagnon) la recherche, et certains des autres pensionnaires ne sont pas très catholiques, pour ne pas dire (demi-)démoniaques.
J'ai moins aimé ce livre que le précédent : l`éloignement d'Elena de sa Meute pour les deux tiers du livre enlève un grande partie (pour moi) de l’intérêt de la bitlit/urban fantasy (pour faire plus sérieux :) ) avec loup garous. De plus, le grand méchant est (surtout) caricatural, même si certains de ses sbires sont plus développés. L'ouverture du monde est appréciable, mais reste assez limitée (forcément, en prison...)
Sinon, on retrouve le style a la première personne, une certaine densité, la nature "sauvage" (bestiale ?) de l’héroïne, qui font que malgré tout, cela reste une agréable lecture.

lundi 22 octobre 2012

Liberty, par Stephen Coonts




Jack Grafton, après une longue carrière dans la Marine américaine, est maintenant détaché dans une force conjointe anti-terrorisme. Quand on apprend que des ogives nucléaires russes auraient été vendus à un groupe islamiste, le président des USA lui donne plein pouvoir pour empêcher le pire.

Le résumé est court, mais c'est du techno/mili-thriller de base, bien dans l`ère du temps, comme n'en fait plus Clancy (et heureusement, vu ses dernières livres : enfin, je me suis arrêté en 2000, je vois que d'autres sont parus.. mais je garde un si mauvais souvenir de l'Ours et du Dragon (ou même Rainbow 6)...). Enfin, on parle ici de Stephen Coonts, qui fait dans le même genre, mais de façon subtilement différente : moins d'opérations spéciales, un peu plus d'humanité, et une envergure moins importante (on ne risque pas la troisième guerre mondiale à chaque livre).

Dans cette dixième aventure de Grafton (et comme pour une série TV, on finit toujours par s'attacher à un personnage à force de le fréquenter...),le début est foisonnant d'intrigues et de personnages, tout finissant par se réunir sur une tête d'épingle (métaphoriquement et presque physiquement). Après l'avoir fini, j'étais plutôt enthousiaste, mais une semaine plus tard , mon ressenti est plus.. pas mitigé, mais terne. Bref, un livre plaisant à lire, mais sans suite.

Morsure par Kelley Armstrong



Elena est une jeune femme plutôt bien dans sa vie, qui sur ses 30 ans semble enfin réussir a mettre derrière elle son enfance chaotique d'orpheline, avec un mec et un boulot. Sauf que le brave Philip ne sait pas que sa blonde (l'auteur étant canadienne, c'est tout a fait approprié - je réalise cependant que j'ai un doute sur la couleur de cheveux de l'héroïne : j'aurai tendance a dire noire, mais vrai souvenir ou fantasme de ma part.. ^^ ) est une louve-garou (la seule connue au monde, accessoirement). Mais elle a tiré un trait sur son passé et son rôle d'enquêtrice-exécutrice de la Meute, et gère a peu prés correctement son impératif mensuel de transformation, ce qui lui permet de se croire être humaine, du moment qu'elle fait gaffe en salle de sport a ne pas lever de trop lourd poids devant témoins.
Sauf que Jeremy, l'Alpha de la meute la rappelle : un cabot (un loup-garou non affilié) se fait un peu trop remarquer en tuant des proies humaines de façon trop visible, et il a besoin de son aide. Mais revoir Jeremy, c'est revoir Clay, le second de la meute, beaucoup plus proche du loup que de l'humain, qu'elle déteste autant qu'elle l'a aimée...

Il y avait un certain temps que je n'avais pas relu de la bitlit. Bon, déjà, ici, il s'agit de loup-garou, ce qui depuis le jeu de rôle éponyme me rend très très partial (merci Stéphane). Ensuite, la narration a la première personne est dynamique, agréable et souvent assez drôle. En même temps, le "lupumorphisme" de ces changeurs de forme est bien rendue, nous n'avons pas affaire à des humains un peu plus poilus que la normal, mais a de vrais êtres doubles (et au final,peut-être plus loup qu'homme). La violence leur est facile, et l'éthique humaine leur est parfois éloignée, voire même incompréhensible : le problème avec le cabot n'est pas tant qu'il tue des êtres humains mais plutôt qu'il manque de discrétion. A ce titre là, Clay est un personnage avec des réactions et des interactions très ... intéressantes.

Au final, le livre navigue entre enquête, intrigue amoureuse (totalement supportable), vie en Meute, dilemme de la vie lycanthropique, le tout saupoudré d'un peu de violence (mesurée, mais toujours présente), et de suffisamment d'humour pour faire du tout un mélange digeste et attractif.

vendredi 19 octobre 2012

Le cycle de la lune par Edgar Rice Burroughs



Ce livre est un recueil de plusieurs oeuvres d'Edgar Rice Burroughs, plus connu pour Tarzan, ou John Carter.

Cela commence par deux livres ressemblant beaucoup à John Carter, mais sur la Lune. En fait, le prologue nous apprends que Burroughs voulait écrire un livre anti-communiste (en 1919), mais que l’éditeur a refusé. Il a donc dissimulé son pamphlet dans son pulp, ce qui nous donne ceci pour explication de la décadence de la civilisation lunaire :
"Mais les faveurs de l'état se répartissaient équitablement entre tous. Les enfants des pauvres avaient les mêmes possibilités d'éducations que les enfants des riches; et ce fut la que nos ennuis commencèrent."
Après quelques aventures lunaires, un traître emmène les communistes sur la terre, qui l'asservissent.
Le deuxième livre racontant plusieurs passages (sur plusieurs millénaires) de la vie sous le joug communiste, jusqu’à la libération par les derniers américains ( qui ressemblent plutôt par leur cultures et traditions a des amérindiens (ou "Premières nations", comme on dit élégamment au Canada, d'ailleurs, pour compenser la citation ci-dessus, j'avais noté une phrase nettement anticolonialiste de Burroughs, mais je ne la retrouve plus.) En bref, le premier livre n'est que Barsoom sur la lune, le second est plus original, mais décousu.

Il y a ensuite un certain nombre d'autres oeuvres mineures, plus ou moins longues dans ce recueil : une exploration de l'Europe dévastée par une trop longue guerre, une sorte d'Ile du Docteur Moreau, encore un terrien envoyé sur une autre planéte ( mais évoluée), une intrigue pseudo-policière futuriste qui ne m'as pas marqué par son intérêt...
J'aurai tendance à classer cet ouvrage dans "raclons les fonds de tiroir pour vendre", bien que je ne suis pas sur de la pertinence de cet avis. A lire pour la collection en tout cas.

La cinquième femme par Henning Mankell



Après un très bref prologue en Algérie, ce roman débute (et se passe) dans un coin de Suède (Je n'ai rien compris à la géographie de ce livre, cependant, j'avoue que je n'ai pas fait l'effort non plus de prendre une carte, enfin, c'est plus une question que quand je lis, je ne décroche pas du livre, plutôt que de flemme ). Des hommes, sans aucun liens apparents entre eux sont retrouvés assassinés.
L'inspecteur Wallander mène l'enquête dans une Suède sur le déclin.

J'ai longtemps regardé d'un oeil narquois les polar nordiques (n'est ce pas Mathias ?), m'imaginant des romans pour dépressifs dans une ambiance froide sous un jour noir "plus triste que les nuits". Et comme bien souvent, préjugés et ignorance donnent une vision pour le moins faussée.
Enfin, je n'avais pas totalement tort : c'est assez triste, lent, plein d’introspection et de considérations moroses sur une société qui change, et pas forcément pour le mieux. Mais, c'est malgré tout passionnant.

Il y a, pour moi, deux "courants" dans ce livre :
- l’enquête policière, bien loin du thriller "serial killer" usuel, intéressante, le fil conducteur du livre.
- les réflexions et observations de Wallander : l'auteur ne nous épargne aucun des observations, des doutes, des réflexions, et des états d'âmes de son héros. Et c'est sans doute au final le plus intéressant.

C'est très humain, subtil, sur un rythme lent, mais qui ne m'a jamais lassé. Et je vais mettre au polar nordique..

samedi 13 octobre 2012

Creance de Sang par Michael Connelly



Terry McCaleb, ancien agent du FBI, se remet tranquillement du greffe de coeur sur son bateau. Quand une inconue, Graciela Rivers, vient lui demander d'enquêter sur la mort de sa soeur Gloria, il refuse. Mais lorsque Graciella lui apprend que c'est le coeur de sa soeur qui bat dans sa poitrine, il ne peut pas dénier le droit a la justice de celle qui l'a sauvée par sa mort.
Encore un policier, je commence à y prendre goût. Celui-ci m'a moins plu que les précédents. Après, il parait que les droits pour le cinéma avait été acheté avant que le livre soit fini d'écrire, et il est vrai que le dernier tiers détonne un peu, j'ai même trouvé la révélation finale un peu décevante.
Mais jusque la, c'est un Connelly solide : personnages attachants et rugueux, intrigues aux multiples détours, rivalités policières..